Construire un lieu et un mode de vie qui, jusqu’à notre dernier jour, quel que soit l’affaiblissement que l’âge apportera, nous permettent de rester Nous-mêmes! C’est le pari de LA MAISON DES BABAYAGAS.

A partir de 2010, la concomitance de l’arrivée des « baby-boomers » à l’âge de 65 ans et du départ massif en retraite de médecins fait craindre le pire et personne ne sait très bien comment la société répondra à ce défi et assumera tant l’environnement social et sanitaire que les dépenses liées à ce vieillissement inéluctable.

Le projet « Maison des Babayagas » pose donc modestement, mais à un moment qui semble opportun, sa propre réponse aux enjeux posés en faisant le pari politique et citoyen que les personnes peuvent elles-mêmes – individuellement et collectivement – prendre en charge leur vie, solidairement, dans un espace qui reste totalement ouvert sur la ville et la société.

Ce regard différent posé sur la vie permet de considérer autrement la question des conséquences du vieillissement de la population sur les dépenses de santé, mais aussi d’accompagnement technique et social qui n’ont rien de théorique ni d’anodin sur un plan anthropologique.

Alors que la société est généralement appelée à répondre de manière médicale à une demande individuelle lourde et coûteuse parce qu’exprimée ou révélée trop tardivement, l’environnement collectif « Maison des Babayagas » – avec son quotidien qui permet de restituer des solidarités naturelles de voisinage – opère en anticipation, en prévention et en accompagnement, en faisant le pari de la construction d’un environnement social collectif qui respecte la personne vieillissante, en considérant en premier lieu ses capacités d’intervention et d’autonomie et non ses fragilités et dépendances.

Le projet « Maison des Babayagas » est un pari sur l’évolution de la manière de prendre en charge et de la façon de soigner. C’est considérer les personnes, et non les patients potentiels, et ce serait une manière de faire un pied de nez aux économistes qui veulent évaluer à 0,9 point de PIB en 2020 l’impact du vieillissement, sans compter les maladies de longue durée ni les coûts liés à la dépendance qui, de l’avis général, vont exploser.…

Il s’agit en effet de changer ce regard économiciste sur le coût trop lourd de la vie qui continue au delà du temps qui a été consacré au travail … et/ou à l’éducation des enfants et aux tâches domestiques, puisqu’il s’agit avant tout (compte tenu du déséquilibre démographique hommes/femmes) d’un regard posé sur les femmes vieillissantes, regard trop souvent lourd et pesant.


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La Maison des Babayagas


Lire
Les Babayagas, la silver solidarité au quotidien – (2 février 2014) Libération
Chez les Babayagas de Montreuil – (7 janvier 2013) Madame Figaro
Les mamies font de la résistance – (15 février 2007) Terraeco
Babayagas : l’utopie d’une maison de retraite autogérée – (4 mars 2010) Basta!
LA MAISON DES BABAYAGAS – Génération Solidaire Arte
La Maison des Babayagas, un projet pour vieilles qui décoiffe… – (27 novembre 2012) Médiapart

Décès de Thérèse Clerc, militante féministe et fondatrice de la Maison des Babayagas – (16 février 2016) Libération

Une maison de retraite coopérative et écologique pour que « les vieux » ne deviennent pas « des marchandises » – (15 février 2016) Basta!


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